Copie de ma réaction au 1er commentaire sur le combat du FLN
D'abord
merci, Cher Monsieur, d'être le 1er visiteur a avoir déposé un
commentaire.
Votre réaction témoigne d'une opinion que je réprouve mais je suis
ouvert au débat ; j'aurais pu, comme le site me le permet, de
"censurer" votre commentaire, mais je ne suis pas de la famille De
Gaulle and Co, donc...
1) Vous parlez de Résistance.
Sachez d'abord, car d'après votre site que j'ai visité, vous ne
semblez pas être d'âge à en avoir fait partie, que la cause de
l'Algérie française fut défendue par d'innombrables résistants
parmi lesquels :
- Jacques Soustelle, secrétaire général de l'Union des
intellectuels antifascistes à partir de 1935, puis au service du
Gal De Gaulle dès l'été 40, dont il deviendra en 43, le
patron du BCRA, devenu plus tard la DGSE, avant d'être l'un des
artisans majeurs du retour du "héros de Londres" au pouvoir en mai
58 ;
- Georges Bidault, successeur de Jean Moulin
à la tête du CNR ;
- le lieutenant Degueldre, du 1E REP, fusillé en juin 62 au nième
coup de grâce, au mépris des règles de justice ;
- le commandant de Saint-Marc, chef du 1e REP au moment du Putsch,
arrêté par la Gestapo à l'âge de 17 ans et déporté à Büchenwald
;
(plus anonymement) :
- un de mes oncles, résistant du rail durant la guerre avant de
reprendre son poste à l'Armée de l'air, comme officier pilote de
chasse, campagne de 44/45, Indochine, Maroc, Algérie...puis
putsch.
2) Résistance, pourquoi pas, mais comment ?
La question est ouverte parce que nettement plus complexe qu'il n'y
paraît de savoir si ce fut une bonne ou mauvaise chose que
d'envahir puis de coloniser l'Algérie.
L'objet de mon blog est avant tout de dire des choses que la
propagande gaulliste a réussi à faire taire et à recouvrir de
mensonges.
Soyez, c'est votre droit, hostile à des décisions prises entre 1830
et 1880 (notamment sous l'égide du grand homme de gauche que fut
Jules Ferry), mais pouvez-vous, face aux photos que je commence à
installer sur ce blog (voir Terrorisme FLN), approuver la férocité
dont fit preuve le FLN - qui a mis en place un régime totalitaire
dont nous voyons encore la nuisance de nos jours - à l'égard de
pauvres gens qui n'étaient pour rien dans ces décisions ?
A commencer par les Musulmans, première cible des rebelles
dont l'immense majorité a voté oui à l'Algérie française au moment
du référendum d'octobre 1958.
Et les Européens ? petites gens, ouvriers, employés, humbles
agriculteurs pour 96 % d'entre eux, c'est Germaine Tillon, la
fameuse sociologue de gauche qui l'a calculé en 1956, votant autant
à gauche que leurs homologues de la métropole, venus en Algérie par
nécessité, soit qu'ils fussent exilés politiques (révolte de 1832,
opposants à Napoléon III, communards), soit qu'ils refusassent le
joug Prussien quand ils étaient d'Alsace ou de Lorraine, soit enfin
qu'ils cherchassent un endroit où travailler, venant de France,
d'Italie, de Malte ou d'Espagne.
Comment justifier qu'au nom d'un quelconque nationalisme, l'on
massacre femmes, enfants, vieillards, qu'on brûle les écoles, les
fermes et les troupeaux, qu'on extorque des fonds sous la menace de
mort, qu'on aille même jusqu'à couper le nez et les lèvres des
fumeurs, au nom soit-disant de l'Islam ?
Songez-donc aux combats des divers résistants d'Europe. Les FTP
tuaient de simples soldats allemands, ce que réprouvaient les
autres maquis, mais jamais ils n'ont fait oeuvre de férocité à
l'égard de civils, femmes ou enfants. Les Corses de même,
pareillement que les Irlandais et les Basques.
Et quand il y eut, en désespoir de cause, un contre-terrorisme pour
la défense de l'Algérie française (OAS), il s'en prit aux soldats
de l'ALN, aux militants du FLN, aux barbouzes, mais jamais à des
innocents. Il y a eu certes la petite Delphine Renard, blessée à
l'oeil par un plastic destiné à Malraux, et ce seul fait a été
retenu par les média et la propagande du régime pour qualifier
l'action de l'OAS. Mais d'une part, la blessure ne l'a pas mutilée
et d'autre part, elle n'était pas la cible de l'attentat. A
contrario, le FLN a déployé une férocité qui dépasse l'entendement.
Vous ne trouverez nulle part de photos des crimes nazis montrant
une pareille cruauté.
Et pourtant, il y en eut parmi les nazis, le savez-vous, des
Algériens qui devinrent par la suite activistes FLN : la sinistre
brigade nord africaine fut un des bras les plus terribles qu'usa la
Gestapo française pour torturer les résistants ; parmi eux, le chef
FLN Mohameidi Saïd, qui mettait par provocation son ancien casque
allemand frappé de la croix gammée lors des combats contre l'armée
française.
La collusion entre nazis et islamistes fait partie des tabous bien
gardés. Pourtant c'est un fait historique avéré.
Il y plusieurs divisions SS composées exclusivement de Musulmans,
la cause palestinienne fut défendue par le IIIe Reich qui soutint
l'extrême antisémite qu'était le Grand Mufti de Jérusalem.
D'ailleurs l'antisémitisme, comme vous le verrez dans mon blog par
la suite, fait partie intégrante de l'idéologie FLN.
En métropole, les groupuscules néonazis, comme Soustelle le
rapporte en détails dans l'un de ses livres, défendirent la cause
du FLN, s'opposant vivement à l'Algérie française, tout comme leurs
prédécesseurs de droite de la fin du XIXe siècle, car à
l'époque le colonialisme était une idée de gauche !
Le PCF attendit le contre-ordre de Moscou en 54 ou 55 pour virer sa
cuti.
Avant guerre, quand la cause nationaliste algérienne commença à se
répandre parmi quelques intellectuels ou fanatiques islamistes,
Maurice Thorez exprima avec force la réprobation du PCF. Il
est vrai que l'Algérie comptait alors beaucoup de communistes parmi
le petit peuple ; un peuple qui fut bouleversé par le retournement
de son parti. C'est ainsi qu'on vit de très nombreux
ex-communistes, notamment parmi les exilés antifranquistes, parmi
les plus farouches partisans de l'Algérie française.
3) La France, une terre doublement colonisée.
J'anticipe là un autre aspect du débat : le bien-fondé de la
colonisation et ne fais ici que l'effleurer.
Avez-vous, Cher Monsieur, à l'esprit que notre nation doit sa
formation à deux vagues colonisatrices successives : celle des
Romains, puis celle des Francs. Peut-on, avec le recul, vraiment
s'en plaindre ?
Les Romains nous ont apporté leurs avancées techniques, la culture
gréco-latine, le christianisme et les fondements de l'Etat de
droit.
Plus tard, quand l'ex-Gaulle était devenue un champ anarchique où
régnaient les disettes incessantes et les ravages de bandes
rivales,
l'invasion des Francs et leur unité sous la royauté de Clovis a
permis de retrouver le chemin de la paix et de la prospérité,
alliant les vertus de la culture germanique à celles des
gallos-romains. Peut-on s'en plaindre également ?
Ouvert au débat, sans haine et avec le souci de la vérité
historique,
Sincèrement,
O. Cazeaux



Commentaires